Anaïs Delva

MAI 2017

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« Je dévoile une nouvelle facette de ma personnalité artistique avec ce concert »

 

Après des passages remarqués notamment dans des spectacles musicaux, c’est en interprétant le désormais très célèbre titre « Libérée, Délivrée », extrait du dessin animé « La Reine des Neiges », qu’Anaïs Delva s’est faite connaître du grand public. Peu de temps après, la belle à la chevelure de feu a sorti son premier album « Anaïs Delva & les Princesses Disney » qu’elle présente aujourd’hui sur scène.

 

Anaïs, à chaque représentation vous réalisez le rêve de toutes les petites filles. Mais vous, avez-vous réalisé votre rêve ?

Effectivement puisque mon rêve de petite fille était d’être comédienne et chanteuse. D’autant que maintenant, je dévoile une nouvelle facette de ma personnalité artistique avec ce concert. Je suis comédienne, j’ai l’habitude de jouer des rôles, que ce soit pour des comédies musicales, pour le théâtre ou même pour « La Reine des Neiges ». Mais là, avec ce concert, c’est moi, je suis face aux gens, c’est un nouveau rêve qui se réalise. C’est très intéressant de pouvoir enfin s’exprimer en étant soi-même. C’est un réel plaisir de faire ce concert, de rire avec les gens, de parler sans quatrième mur, de parler avec eux, de les faire chanter.

 

Vous me le disiez, vous êtes à la fois comédienne et chanteuse. Mais un statut prend-il le pas sur l’autre ?

Non, pas du tout. C’est comme si vous me demandiez si je préfère boire ou manger ! Je ne peux ni arrêter l’un, ni arrêter l’autre. Pour moi, ça va ensemble, c’est être interprète de manière générale.

 

Le concert rassemble les grands classiques de Disney, mais proposez-vous de nouveaux arrangements ? 

Ce sont les grands classiques que je reprenais déjà dans mon album mais là, ils sont orchestrés de manière différente. Nous sommes cinq sur scène, ce n’est que du live. C’est vraiment un concert interactif, les gens participent, je vais dans la salle, on s’amuse ensemble.

 

Si vous reprenez les classiques de Disney, pour autant, vous n’avez pas souhaité une mise en scène des plus féériques. Pourquoi ?

Non, ce n’était pas le but du tout. Quand on m’a proposé d’emmener cet album sur scène, ce qui me plaisait, c’était de faire de la musique, mais surtout de pouvoir être moi-même et de pouvoir proposer quelque chose aux gens, de la même manière, par exemple, que Patrick Bruel lorsqu’il reprend du Barbara. Moi, je reprends des chansons de Disney, mais je voulais que ma personnalité soit présente, ça ne m’intéressait pas de rentrer dans une mise en scène très « petite enfance ». Je voulais faire quelque chose d’intergénérationnel. Du coup, j’ai pris le parti de la simplicité, de la musicalité avec des réorchestrations parfois pop, parfois jazzy pour toucher un large public. Tout le monde adore l’univers de Disney et ses chansons. Tout le monde, à tout âge, connaît une chanson de Disney. Et je ne voulais pas mettre de côté une partie du public parce qu’effectivement, il y a les enfants qui aiment bien, mais il y a aussi beaucoup d’adultes qui viennent, que ce soit en couple ou entre potes. Ce que je propose peut aussi bien emmener les petits que les grands. J’ai de très bons retours de parents qui me disent que leurs enfants avaient des étoiles dans les yeux, et qu’eux aussi, s’étaient éclatés et marrés.

 

Diriez-vous que c’est un spectacle nostalgique ?

Je vais vous dire, à chaque représentation, je n’ai que des enfants face à moi, les adultes redeviennent des enfants indéniablement. Ce sont de toute façon les adultes qui vont le plus chanter parce qu’on revoit toutes les princesses au fil des années. Certaines princesses comme Ariel la petite sirène, ou Jasmine d’Aladdin ; ce sont finalement, les femmes qui ont mon âge (31 ans, Ndlr) qui connaissent le mieux leurs chansons. Et puis quand on chante Rebelle ou Raiponce, ce sont plus les enfants qu’on entend. Et quand on chante La Belle au Bois dormant, ce sont plus les mamans des mamans…

 

A quand vos propres inédits ?

On y travaille, je suis dessus. J’aimerais bien sortir un deuxième album, mais de chansons originales cette fois-ci. Je travaille sur l’écriture et en collaboration avec des compositeurs. En ce moment, nous sommes en période de travail donc je ne peux pas vraiment en dire plus, il n’y a rien de concret, nous sommes en pleine réflexion. Et puis, comme je suis aussi comédienne, j’ai d’autres projets en parallèle, j’ai enchaîné pas mal de tournage, j’ai des projets pour le théâtre, pour des comédies musicales… Ecrire des chansons prend pas mal de temps et je veux faire ça bien, mais j’espère pouvoir vous en dire plus bientôt.

 

Ne le prenez pas mal, mais le fait de reprendre le répertoire de Disney ne vous enferme-t-il pas dans un univers particulier ?

Pas du tout. C’est vrai qu’en France, on a tendance à mettre les gens dans des cases, mais j’ai vraiment cette volonté permanente de bien rappeler à tout le monde d’où je viens et ce que je fais. Très franchement, je n’en souffre absolument pas. C’est certain qu’on me parlera toujours de « Libérée, délivrée », mais c’est très bien parce que j’aime cette chanson, elle m’a amenée plein de belles choses. Je fais d’autres choses, j’ai joué dans « La Dame Blanche » pendant un an aux côtés d’Arthur Jugnot, cette pièce-là était déconseillée aux enfants de moins de 10 ans, entre autres exemples. Les projets scéniques que j’ai, ne sont pas du tout dédiés aux enfants. Je ne viens pas de cet univers-là. J’ai eu la chance cette dernière année de participer à de nombreuses émissions de télévision, donc je pense que les gens ont découvert ma vraie personnalité. Les portes ne se sont jamais fermées devant moi. Il faut dire que les mentalités changent aussi. Avant on n’acceptait pas forcément qu’un artiste soit comédien et chanteur, mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

 

Vous parliez de « Libérée, Délivrée », avez-vous conscience que les parents ont fini par vous détester ?    

(Rires) J’en parle dans mon spectacle, j’essaie de reconquérir les parents et on se marre. On dédramatise la chose ! Je pense que ce concert est une jolie marrade.

On sent votre envie de vous marrer. Un one woman show, ça vous tenterait ?

C’est vrai que je dis pas mal de bêtises et que je me marre avec les gens, mais ce n’est pas mon métier. Moi, je suis interprète et je n’ai pas ce talent d’écriture du sketch, mais j’avoue que je prends beaucoup de plaisir à faire rire les gens et à m’amuser avec eux.

 

Anaïs Delva en concert à la Patinoire Mériadeck de Bordeaux le 2 décembre 2017.