AWKD

FEVRIER 2016

© Culture Mag Atlantique 

Reproduction totale ou partielle strictement interdite sur tout support sans autorisation préalable.

« Cet album marque une étape de ma vie. Je suis né, à nouveau. »

 

AWKD a longtemps cherché son style de musique. Pourquoi n’en choisir qu’un ? Dans son premier album, celui de la renaissance, l’artiste, compositeur et producteur bordelais a finalement fait le choix de mixer la pop et l’électro. Le style est à la fois épuré et percutant. L’album « The Death of the Chameleon » sortira cet été. 

 

Awaked ou AWKD, parle-nous de toi en tant qu’artiste.

Je suis un compositeur, Dj, autodidacte, français et même bordelais qui se lance…

 

L’électro a été une évidence ou tu t’es cherché artistiquement parlant ?

A la base, je viens de la pop. Je suis un grand fan de Michael Jackson. Ce n’est pas très original, je sais. (Rires) Et puis j’ai découvert l’électro-pop avec Calvin Harris, David Guetta etc. J’ai tout de suite accroché à ce genre de musique. On retrouve d’ailleurs de la pop dans ma musique. « Hurricane », mon premier single, est un morceau pop composé de lignes de basse et de piano. Le deuxième single, sorti ce mois-ci, est lui plus électro. J’aime jouer avec ces deux styles. De toute façon en tant que jeune artiste, il m’est difficile d’imposer un style trop underground.

 

Pour composer une chanson électro/dance/pop, quelle est ta méthode ?

C’est très difficile de répondre. Je n’ai pas de méthode prédéfinie. Je peux être inspiré par une mélodie ou une ligne de rythmique. Ce que l’on peut dire, c’est que l’inspiration vient toujours de la musique, d’un son.

 

C’est quoi pour toi un bon son ?

Un son qui respire, où il y a de l’air, du vide. J’aime que le son soit épuré, qu’il n’y ait pas trop de choses, avec une ligne de basse qui groove beaucoup pour que ce soit dansant et des boucles compressées sur les instruments pour gagner en puissance.

 

Ton premier album sortira dans le courant de cet été. Parle-nous-en…

Mon album s’intitule « The Death of the Chameleon ». Pourquoi ? Jusqu’à maintenant je me suis beaucoup cherché artistiquement parlant. Je devais faire le lien entre ce que j’aimais et ce que je devenais. Cet album marque une étape de ma vie. Je suis né, à nouveau. Je parle de caméléon, parce que j’aimais beaucoup de styles de musique et je me suis toujours adapté pour coller à l’un ou à l’autre. Mais aujourd’hui, je sais ce que je veux faire. 

 

Le public peut d’ores et déjà écouter le premier titre « Hurricane » tiré de cet album. Le thème abordé est plutôt sombre. 

C’est vrai. Ce titre a été écrit en collaboration avec Herjay. Il raconte l’histoire d’une femme victime de violences conjugales. C’est un univers sombre mais il n’y a pas que de cela dans l’album. Je parle aussi de choses que j’ai vécues, de mon parcours et il y a aussi de la romance.

 

Tu n’es pas qu’un compositeur et DJ. Tu as aussi créé avec Herjay le label Kogency. Pourquoi s’être lancé dans cette aventure ?  

Le but à terme est bien sûr de pouvoir aider d’autres artistes, de les encourager dans leur projet et de les aider à enregistrer leurs titres. Nous soutenons d’ailleurs une chanteuse bordelaise, Tayana. Mais pour le moment, aussi bien Herjay que moi, nous nous concentrons sur nos projets respectifs. Sous notre label, en restant indépendants donc, nous voulons construire quelque chose de solide avant de nous investir d’avantage auprès d’autres artistes.

 

En attendant que l’album sorte, où le public peut-il te voir ?

Au mois de février, j’ai mixé dans un bar bordelais, Le Club House. C’était génial, avant je mixais après les DJ qui étaient en tête d’affiche. Là, c’était moi ! Je devrais y retourner, c’est à confirmer. Comme d’autres événements d’ailleurs, il devrait y avoir de belles choses. Vous pouvez suivre mon actualité sur mon Facebook (www.facebook.com/awkdrecordz/).

 

AWKD aux platines, ça donne quoi ?

Je joue mes titres, mais je remixe beaucoup de morceaux dance des années 90. Les gens adorent parce que ce sont des sons qu’ils connaissent mais qu’ils découvrent autrement. Derrière les platines, j’essaie de retourner la salle. J’ai pensé à une mise en scène pour des mix à venir : je porterai un masque et le public aussi. Lorsque l’on est anonyme on peut plus se lâcher, s’amuser.

 

Le clip du single « Hurricane » tiré de l’album « The Death of the Chameleon » est à découvrir sur Youtube.