Bloom

JUILLET 2016

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« Bloom, c’est quelque chose qui bourgeonne en salle de répét’ et éclot sur scène. »

 

C’est sur la scène du Festival Capt’ivales que CultureMag a découvert, le 9 juillet dernier, cette jeune formation bordelaise, Bloom. Energiques et pétillants, Jeremy (batterie), Rodolphe (basse), Ugo (guitare) et Morgan (chant et guitare), nous ont véritablement séduits. En 2015, Bloom a sorti, par le biais d’une une plateforme de financement participatif, son premier EP, « « Neon Cityscape ». Rencontre.

 

Afin qu’on puisse mieux vous connaître, parlez-nous de votre rencontre ?

Morgan : On faisait tous de la musique chacun de notre côté. Moi j’avais déjà un autre groupe, mais les musiciens ont voulu faire autre chose, donc je me suis retrouvé un peu tout seul. Et puis, j’ai rencontré Jeremy qui est notre batteur actuel et Antoine, notre ancien bassiste. On a commencé à faire de la musique ensemble, à faire des vieilles chansons que moi je faisais avec mon ancien groupe. On a fait quelques scènes comme ça mais on pensait vraiment qu’il nous fallait un guitariste en plus. On l’a cherché un peu partout mais on ne l’a jamais trouvé, sauf Ugo, mais il avait déjà un groupe à ce moment-là. Et quand on a appris que le groupe d’Ugo se séparait, on lui a proposé de venir nous rejoindre et c’est comme ça qu’on a commencé à faire ce que Bloom est aujourd’hui.

Ugo : Et puis plus tard, il y a plus de six mois, parce qu’Antoine est parti du groupe l’été dernier, Rodolphe est arrivé.

 

Dès le départ, les influences étaient posées, le projet était posé, vous saviez où vous vouliez aller ?

Morgan : Ça dépend à quel moment du groupe. Quand le groupe s’est formé, en fait, on cherchait d’abord à se connaître et à avoir des chansons, donc on faisait plutôt des anciennes chansons à moi, une musique britpop parce que c’est une grosse partie de mes influences. Et quand on a commencé à bien se connaître musicalement, c’est là où on a acheté les claviers et qu’on a commencé à faire la musique qui nous correspondait à tous.

Ugo : A ce moment-là, on a eu envie d’ajouter des sonorités électro un peu plus poussées, d’ajouter d’autres cordes à notre arc.

Morgan : En fait, c’est un peu comme tous les jeunes groupes. Au départ, on fait toujours un peu la musique qu’on a envie de faire. Et puis quand on commence à vouloir faire quelque chose d’un peu plus sérieux, et qu’on veut vraiment avoir un projet plus abouti, je pense qu’on gagne énormément en maturité pour faire la musique qu’on « est ». Quand Bloom s’est formé vraiment avec Ugo, c’est là où on s’est dit qu’on avait aussi une part électro, une part pop, une part rock. Et tout ça a fait qu’on est devenu Bloom.

 

Et dans les textes, qu’est-ce que vous voulait raconter ?

Morgan : C’est moi qui écris les textes. Disons que j’aime bien observer, j’aime bien les sensations, les atmosphères, j’aime bien mettre des images sur les paroles. En fait, généralement, en répétitions, on compose la musique vraiment tous les quatre. Et quand j’écoute la musique, je commence à avoir des images. Ce sont les images que me provoquent les notes qui donnent des phrases et au final, la chanson. Donc « Tokyo » parle de la ville, « Around the bay » parle de nostalgie de fin de vacances avec des couleurs pastel, un coucher de soleil etc. Voilà ce sont des atmosphères.

 

En 2015, pour pouvoir sortir votre EP vous avez eu recours à une plateforme de financement participatif. Avez-vous atteint votre objectif ?

Ugo : On s’était donné un mois de délai pour atteindre l’objectif qu’on s’était fixé. Et au final, l’objectif a été atteint à 140%. Du coup on s’est permis en plus d’enregistrer notre disque en studio, de sa sortie en physique, d’investir dans d’autres éléments comme des stickers, des affiches.

 

En ayant obtenu plus de financement que prévu, n’avez-vous pas eu envie de vous lancer dans un album directement ?

Morgan : Non parce que déjà, on n’aurait pas eu assez pour faire un album. Et puis je pense que l’EP aujourd’hui, c’est vraiment l’étape par laquelle il faut passer parce qu’un album ce n’est pas juste un gros EP. Je pense que c’est un travail encore plus compliqué. Je ne pense pas qu’on soit encore prêts à le faire. Notre projet, c’est de rentrer en studio avant la fin de l’année pour un nouvel EP.

Ugo : Un EP, c’est comme écrire un recueil de nouvelles avec des histoires qui se suivent. Et je pense qu’un album, c’est l’histoire d’un livre avec des chapitres et une continuité. Ça demande beaucoup de travail dans la cohérence d’un univers. Et puis l’EP est plus incisif, il marquera plus les gens qu’un album.

 

Pourquoi avoir choisi « Bloom » comme nom ?

Morgan : « Bloom » ça veut dire bourgeon en anglais et c’est quelque chose qui nous représente bien dans le sens où quand on compose, on est vraiment tous les quatre et c’est vraiment le côté introspectif de la chose c’est-à-dire que ce n’est pas comme les puzzles qu’on rassemble, c’est vraiment quelque chose qu’on forme ensemble. C’est quelque chose qui bourgeonne en salle de répét’ et éclot sur scène. C’est un mot en anglais parce qu’on chante en anglais, et que c’est un mot très court, facile à retenir.

 

Comment voyez-vous l’avenir ?

Ugo : En vivant de notre musique, c’est tout ce que souhaite chaque musicien, c’est tout ce qu’on demande. 

 

Bloom a sorti son EP « Neon CityScape » le 27 février 2015.