Bon Air

AOUT 2016

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« Electrical est plus électrique, un peu plus poussé, un peu plus engagé que ce que nous avons pu faire avant. »

 

Gaëtane et Guillaume forment le  duo folk, Bon Air. Leurs mélodies s’inspirent des grands espaces de la Côte basque mais aussi de leur voyage au bout du monde. Peut-être les avez-vous découverts, par hasard, sur une petite scène installée au bord de l’océan, ce n’est pas impossible. Peut-être même les avez-vous vus au Big Festival à Biarritz ou lors d’un concert des Fréro Delavega dont ils ont assuré la première partie. 

 

C’est la rentrée pour vous aussi. Ceux qui vous suivent sur les réseaux savent à quel point vous avez été occupés. Mais pour les autres, que s’est-il passé cet été ?

Gaëtane : Cet été, on a fait une grosse tournée, donc on a fait beaucoup de concerts dans la région. C’est vrai que l’été, on aime bien rester dans la région parce qu’il y a beaucoup de choses à faire, on rencontre du monde, donc c’est plutôt cool. 

 

Il y a eu le Big Festival à Biarritz aussi…

Guillaume : Ça s’est super bien passé. Nous étions très contents d’y être parce que c’est un grand rendez-vous sur la Côte basque. Etant donné qu’on vit ici, que nous sommes un groupe de la région, nous étions ravis d’être sur la Scène Deezer (scène découvertes du Big Festival, ndlr).

Gaëtane : C’était assez incroyable de jouer à côté de l’océan, le cadre est vraiment magique.

 

Gaëtane et Guillaume, parlez-nous de votre rencontre ?

Guillaume : Notre rencontre s’est passée il y a quelques années. Je ne savais pas forcément que Gaëtane faisait de la musique. Nous nous sommes rencontrés complètement par hasard, en montagne.

Gaëtane : C’est une rencontre comme on peut en faire dans la vie. Mais c’est vrai que c’était une belle rencontre. Nous sommes tous les deux des passionnés de musique. On faisait de la musique chacun de notre côté et puis on a essayé ensemble et petit à petit ça l’a fait !

 

Musicalement parlant comment se sont dessinées les bases de ce duo ?

Guillaume : On avait chacun notre style puisque chacun mené son projet de son côté. Moi j’étais plus surf-music. Gaëtane était plus folk américaine. Et je pense que, sans le vouloir, on a fait un mélange des deux.  

 

On vous compare à The Dø, ce duo fait-il partie de vos références ?

Guillaume : Pas forcément.

Gaëtane : Moi, oui. J’aime beaucoup The Dø. Après, ce que je trouve beau dans la musique, c’est qu’elle évolue avec le temps. Et depuis que nous nous sommes rencontrés avec Guillaume, ça fait cinq ans que le groupe existe ; forcément, nos influences ont évolué. On écoute des choses différentes. C’est vrai que moi avant j’étais plus folk vraiment pure, comme Alela Diane par exemple, mais mes références se sont élargies. Pour en revenir à The Dø, c’est hyper beau d’être comparé à eux et puis peut-être que ça donnera envie aux gens d’écouter ce que l’on fait.

 

Alors que je préparais l’interview, j’écoutais votre premier titre « Electrical ». Je ne sais pas pourquoi il me transporte dans de grands espaces. Mon impression vous surprend-elle, était-ce ce que vous recherchiez à faire ?

Gaëtane : Ce n’est pas ce que nous recherchions mais c’est vrai que la majorité des chansons de ce nouvel EP que nous sortons bientôt, nous les avons écrites en Australie, alors la notion de grands espaces est cohérente. C’était il y a deux ans, nous avons fait un voyage pendant cinq semaines là-bas. Cette impression est plutôt cool, en tout cas ça nous ressemble.

 

Ce voyage était-il dédié à ce travail d’écriture et de composition, où est-ce venu comme ça ?

Guillaume : En fait, c’était un voyage pour découvrir la côte ouest et s’inspirer, trouver des énergies pour écrire. Ce n’était pas forcément pour écrire à la base, mais au fil des trajets, l’inspiration est venue.

Gaëtane : Nous sommes tous les deux passionnés de voyage, ça nous a réunis aussi, en plus de la musique. Le voyage, ça fait partie de la vie pour nous, on a besoin de voyager et pour nous ça va avec la création, et la musique.

 

« Electrical » est aussi le titre de votre mini-album qui sortira le 27 octobre, quelle direction artistique avez-vous choisi de prendre ?

Guillaume : Nous restons dans la direction surf-music, folk. Nous avons travaillé avec un arrangeur qui s’appelle Julien Gaulier à Paris. Nous avons fait le son que nous aimons et l’EP ressemble au titre « Electrical », c’est vraiment cohérent.

Gaëtane : En fait, avant le groupe s’appelait The Mellow. Nous avons changé de nom il y a un an. Et en changeant de nom, il y a eu un nouvel élan. Avant, notre musique était plus folk, balade, posée quoi. Et là, on a pris un véritable nouveau tournant, c’est peut-être une surprise aussi pour les gens. L’EP « Electrical » est plus électrique, un peu plus poussé, un peu plus engagé que ce que nous avons pu faire avant. On commence à vraiment s’assumer, à savoir ce qu’on aime et ce qu’on veut.

 

Pourquoi avoir voulu changé de nom ?

Guillaume : Premièrement, il était pris. Il y avait un groupe de Paris qui s’appelait Mellow. On aurait pu se battre pour le garder mais on avait envie de changer, parce que comme nous vous le disions, notre musique évoluait. Nous cherchions un nom français, parce qu’on pense que c’était plus facile pour le public de retenir notre nom en français. Bon Air, c’est percutant.

 

Gaëtane, votre visage ne nous est pas inconnu. Vous avez participé en 2007 à l’émission « Nouvelle Star ». J’ai lu dans une interview qu’il y a peu de temps de cela, vous vous sentiez encore gênée d’en parler. Pourquoi ?

Gaëtane : Parfois il faut du temps pour assumer certaines choses. J’étais très jeune et souvent les gens ne retiennent de moi que mon passage dans cette émission-là. Et je pense que c’est ça que j’ai eu du mal à accepter. Le plus important c’est ce qu’on fait artistiquement et je crois que maintenant j’ai vraiment trouvé ma voie. A l’époque de cette émission, j’étais très jeune, je n’écrivais pas vraiment, je ne composais pas, du coup je pense que ça me ressemblait beaucoup moins. Là, avec Guillaume, on fait vraiment tout, chacun de notre côté ou tous les deux. En fait, c’est une page qui s’est tournée.

 

Si je venais vous rejoindre à Guéthary où vous avez élu domicile, où m’emmèneriez-vous ?

Guillaume : On resterait sur la Côte, parce que je préfère l’océan à l’intérieur des terres, on irait boire un verre ou un café sur la plage, on regarderait quelques vagues, ça peut être sympa.

Gaëtane : Ce qui est cool ici, c’est que toutes les villes et villages sont à cinq minutes les uns les autres et du coup en une journée on peut faire quasiment toute la Côte basque.

 

Retrouvez Bon Air au Ocean Climax Festival à Bordeaux le 11 septembre 2016 et au Rocher Palmer à Cenon le 27 octobre 2016.