Herjay

FEVRIER 2016

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« Je rêve de concerts. Pour moi un vrai artiste, c’est celui qui vit sur scène. »

 

Herjay, chanteur, auteur, compositeur, mêle dans ses titres ses influences artistiques que ce soit la soul, la pop, l’électro ou encore le rock.  Tout au long de son premier EP « Phoenix From Love » sorti en septembre 2015 et composé de six chansons à la fois sensibles et dansantes, l’artiste bordelais se livre avec pudeur et sensibilité.

 

Quel est ton parcours musical ?

J’ai commencé assez jeune par le piano. J’ai fait cinq ou six ans de Conservatoire où j’ai travaillé les répertoires classique et jazz. Et puis, j’ai mis de côté la musique pour me consacrer à mes études et le sport. Je voulais être professeur de tennis. Je savais que je chantais bien mais je n’avais pas de vocation professionnelle. Et puis, j’ai repris la musique via un ami qui avait un studio. J’ai d’abord fait l’école de la scène avec des groupes, nous faisions alors des reprises pop-rock. Plus tard, ce sont deux rencontres décisives, avec le directeur artistique Tepe Possou et AWKD, un artiste-ami ; qui m’ont menées à me lancer dans mon propre projet.

 

Tu définis ton style comme du RnB contemporain, explique-nous…

 

J’y mélange pas mal d’influences RnB, pop, rock, électro. Je mets beaucoup de choses dans ma musique. Je m’inspire de différents artistes, Prince, Lenny Kravitz, Elton John, Neyo etc.

 

Justement, parle-nous de ton EP.

 

J’ai travaillé dessus avec AWKD. Il est composé de six chansons, toutes très personnelles. J’écris des chansons d’amour, mais pas que. Le titre Nothing to Loose est un autoportrait qui reprend une de mes phrases fétiches : « Je n’ai rien à perdre car je suis sur le chemin que j’ai choisi ». Cet EP n’avait pas d’ambition commerciale. Il s’agissait de me présenter en tant qu’artiste.

 

Un album est-il en cours de préparation ?

 

Oui, il s’intitulera Piles. C’est une contraction des prénoms de mes grands-mères, Pilar et Inès. Je suis très attaché à elles, à mes racines, à mon métissage, ça me représente. Dans cet album, les morceaux seront un peu plus sensuels que dans l’EP mais je continue à me livrer. C’est ce qu’on attend d’un artiste, qu’il soit sincère.

 

Indépendant jusqu’ici, tu recherches désormais une maison de disques, pourquoi ? Qu’est-ce que cela t’amènerait en plus selon toi ?

 

Ce serait une aide à la fois pour la couverture médiatique mais aussi, il ne faut pas se le cacher, financière pour mener nos projets plus loin. Le problème c’est qu’en raison de l’évolution de l’industrie du disque, les maisons de disques ne veulent que des artistes déjà autonomes, visibles sur scène et reconnus du grand public. Elles veulent voir ce que nous sommes capables de faire par nos propres moyens. C’est ce que nous faisons, AWKD et moi, en créant notre propre label, Kogency. Nous montrons que nous sommes autonomes et indépendants. Par la suite, nous aimerions collaborer avec une maison de disques sur les parties marketing et édition.

 

Quelle est la carrière dont tu rêverais ?

 

Je rêve de concerts. Pour moi un vrai artiste, c’est celui qui vit sur scène. J’espère, je pense, je suis sûr que ça se réalisera. Je vois un show à la fois énergique et dans l’émotion.

 

Tu mènes une vie professionnelle en dehors de la musique, c’est essentiel pour toi ?

 

C’est la réalité de la vie. On travaille à côté parce que dans la musique, il n’y a aucune garantie de réussite. En tant qu’artiste, j’ai la tête dans les étoiles mais je dois aussi garder les pieds sur terre. Toutefois, parce que je sens que c’est le moment pour moi, qu’il faut que je me consacre uniquement à ma musique pour me donner les moyens de réussir, je pense qu’à partir de la fin de l’année 2016, je m’arrêterai de travailler pendant un ou deux ans.

 

Y-a-t-il un morceau que tu aurais aimé avoir écrit ?

 

Thinking out loud de Ed Sheeran. C’est un classique récent. Cette chanson est hyper efficace tout en restant dans la simplicité. Elle évoque une connexion entre deux êtres, sans pour autant être mielleuse. Il y aussi Bad religion de Frank Ocean. J’aime son message : « Etre amoureux de quelqu’un qui ne l’est pas, c’est une nouvelle religion. » Et puis en français, ce serait Tous les cris, les S.O.S de Balavoine. Je l’ai écouté récemment et j’ai redécouvert ce texte fort et très imagé.

 

Le clip du single « Please » tiré de l’EP « Phoenix from Love » est à découvrir sur Youtube.  

 

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