Les yeux d'la tête

JUILLET 2015

Convivialité, sincérité, humour, bonheur, autant de mots auxquels on pense lorsqu’il s’agit d’eux. Les petits ‘Parigots’ du groupe Les Yeux d’la tête, le 1er juillet sur la scène de l’ODP, vous promettent un moment à la fois festif et tendre dont ils ont la recette ! Ils nous ouvrent les portes de Montmartre, de la bohème, des Balkans aussi, avec des morceaux issus de leur dernier EP ‘I don’t speak english’…

 

Les Yeux d’la tête s’exportent facilement à l’étranger, notamment en Allemagne, comment l’expliquez-vous ?

Guillaume : On n’arrive pas vraiment à l’expliquer parce que maintenant ça commence à faire pas mal de temps qu’on y est allés, (depuis 2008 ou 2009), et c’est toujours un succès grandissant là-bas. Je pense qu’ils aiment beaucoup la chanson française, il y a un petit côté exotique !

Benoît : Je pense aussi qu’ils aiment le côté parisien, frenchy, y’a un truc un peu sexy dans tout ça ! Et puis, dans notre musique, il y a aussi beaucoup de sonorités de musique de l’Est et ils en sont très friands. C’est un mixte ‘parigot’/’musiques de l’Est’ qui marche très bien !

Guillaume : On a été les premiers surpris !

 

Votre nouvel EP mêle des textes en français et de multiples sonorités. Votre amour pour la musique est totalement pluriel et pourtant, vous revendiquez la langue française… Pourquoi ?

Guillaume : Parce qu’on est français et qu’on n’a tout simplement pas la prétention d’écrire dans une autre langue. On est très attachés aux textes, à la belle écriture, on a été bercés par de grands auteurs.

Benoît : C’est un peu la clé de voûte de notre projet, tout tourne autour du texte et après, on voit comment on le met en musique… Soit avec le côté musique de l’Est, soit plus ‘world’, plus électro ou plus manouche, peu importe, mais la pierre angulaire du projet reste toujours le texte.

 

Quels messages aimeriez-vous que votre public perçoive à travers vos textes ?

Guillaume : Il y a de tout, des messages, des revendications, ou juste des sensations, des émotions…

Benoît : On essaie d’inciter les gens à vivre, à profiter, et à ne pas s’arrêter à des espèces d’épées de Damoclès qu’ils peuvent avoir au-dessus d’eux de par la société, leurs parents, leurs situations, on les incite à vivre leurs rêves plutôt qu’à rêver leurs vies… Il faut essayer de suivre ce qu’on a à l’intérieur et essayer d’aller au bout. On n’est pas pour autant politisés !

 

Vous ne vous sentez pas ‘chanteurs engagés’ ?

Guillaume : Ce n’est pas quelque chose qu’on revendique mais on ne se met aucune barrière. Nos chansons sont forcément nourries par les choses qui nous entourent, par l’actualité, les choses qu’on vit etc. Donc, on ne va pas se dire qu’on veut faire une chanson engagée mais comme ça parle de nos vies, forcément, c’est un peu engagé.

Benoît : Oui c’est engagé dans le sens où on y met certains sentiments qui vont dans un sens plus que dans un autre… Mais ce n’est pas de l’engagé politique… On ne dit qu’il faut prendre les armes et tout ! Bien que… Dans les toutes dernières, elles ne sont pas encore sorties mais il y a des trucs un peu…

Guillaume : Ouais mais ce n’est pas réfléchi ! On ne fait pas de la musique pour être un porte-drapeau à la base !

 

Pourquoi un EP et pas un album ?

Guillaume : Il y a plusieurs raisons à ça. Il y a d’abord la raison économique, ça coûte bien moins cher de faire un EP. Par rapport aux choses, telles qu’elles sont aujourd’hui dans le monde de la musique, ça change, ça évolue, il n’y a plus forcément de règles ni de raisons de faire absolument un disque de 12 chansons qui va mobiliser du temps et beaucoup d’argent, à part des raisons symboliques parce qu’on aime l’objet. On avait envie de sortir les chansons qu’on avait à ce moment-là, il fallait qu’elles vivent à ce moment-là. Ça ne veut pas dire qu’on ne reviendra pas à l’album.

 

Quels sont vos projets sur ces deux ans à venir ?

Benoît : Et ben l’album ! Et puis une tournée. Là, on est bien blindés tout l’été, jusqu’à mi-octobre.

Guillaume : On va essayer d’enregistrer dans l’hiver un nouveau disque. En 2016, ça risque d’être chargé…

Benoît : Notre projet c’est la conquête du Monde ! On a déjà fait pas mal de pays en Europe, l’Allemagne, la Suisse, la Belgique, l’Italie… On va peut-être essayer de sortir de l’Europe, partir en Asie, en Afrique…

Guillaume : Aux Amériques peut-être ! Hollywood…

Benoît : Quizás, quizás, quizás… 

 

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