Lucss

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JUIN 2016

« Peut-être que La Nouvelle Star a eu un effet sur moi, maintenant [sur scène] j’arrive mieux à gérer mon stress. »

 

Lucas Villot alias Lucss, tout juste sorti de l’aventure Nouvelle Star, est entré en studio pour enregistrer son troisième single, « Tout simplement ». Sur des airs pop-folk et un clip ensoleillé, le chanteur Périgourdin nous évoque une rupture amoureuse tout en légèreté. Pour cette nouvelle réalisation, le chanteur s’est entouré des artistes Romain Ughetto, à l’écriture et la composition, et de Jena Lee.

 

Nous t’avons découvert cette année dans l’émission « La Nouvelle Star » diffusée sur D8. Tu es allé jusqu’à « L’épreuve de la ligne ». Sur Facebook tu as commenté ton élimination en disant que ce n’était pas une grande surprise pour toi. Pourquoi as-tu dis ça ?

J’y suis allé même si  je n’étais pas convaincu de passer la première étape. En fait, j’y suis allé, mais c’était un peu comme si j’avais perdu d’avance. Je ne sais pas pourquoi. Mais quand je suis arrivé là-bas, je me suis mis énormément de pression. Donc il y a un contexte qui fait que ça a été difficile pour moi de faire une meilleure prestation. Je n’ai aucune rancœur envers le jury, je suis le seul fautif.    

 

Malgré ce côté défaitiste, comment as-tu vécu cette expérience ? A-t-elle répondu à tes attentes ?

C’était génial. J’ai rencontré beaucoup de gens. Je suis toujours en contact avec ces gens d’ailleurs et on va bientôt faire des choses ensemble. Et puis, c’était un rêve de gosse pour moi de faire cette émission, donc quand je suis arrivé là-bas, j’avais des étoiles dans les yeux. Il y avait une super ambiance, tout le monde est sympa.

 

Tu l’avais dit : « Je vais revenir. Plus fort. Plus grand. Avec vous. Plus déterminé que jamais. » Et te voilà avec un nouveau single intitulé « Tout simplement ». Parle-nous-en.

A la base, c’était un choix de ne pas écrire et de ne pas composer contrairement à ce que je fais d’habitude. Mais là, j’ai voulu m’entourer de personnes pour essayer d’apprendre des autres, parce que j’ai encore beaucoup à apprendre. Et je trouvais ça marrant de donner des idées à des gens pour qu’ils essaient de retranscrire ce que j’ai dans la tête. A cette période-là, je sortais d’une histoire amoureuse un peu hasardeuse, c’était un peu « suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis ». J’ai voulu parler de ça dans la chanson avec un côté léger, un côté pop et frais. D’habitude, on fait souvent des chansons d’amour qui sont tristes, qui font pleurer, mais moi, je voulais faire quelque chose de plus frais.

 

Pour ce titre, tu as collaboré avec Romain Ughetto et Jena Lee. Comment se sont passées ces rencontres ?

Romain Ughetto, je l’ai rencontré l’année dernière au mois de mai, j’avais fait sa première partie à Bordeaux. Depuis, c’est un pote, je l’ai tous les jours au téléphone. Romain suit mon projet. Et Jena Lee, c’est justement Romain qui nous a mis en contact. Je ne l’ai pas rencontré physiquement, tout s’est passé par email et par Skype.

 

Posté en avril sur Youtube, ton clip compte déjà plus de 14 000 vues. Tu es content de ce résultat ?

C’est une bonne question… Je ne sais pas. Je ne sais pas trop quoi en penser. Si je compare avec d’autres artistes, non ce n’est pas forcément un bon résultat. Je pense qu’avec ce clip, les gens ont eu du mal à s’identifier, à se retrouver dedans. Je ne sais pas, il y a eu un problème. Parfois ça prend, parfois ça ne prend pas et là ça a du mal à prendre. 14 000 vues ce n’est pas mal, mais ça aurait pu être mieux au vu des moyens qu’on a mis dessus. On s’attendait à bien mieux mais ça fait partie du jeu.

 

On imagine que tu prépares un album. Qu’est-ce que ça va donner dans les compositions et dans les textes ?

En fait en ce moment je me pose beaucoup de questions. Je me demande si je dois continuer, si je dois faire autre chose. Je ne vis pas les retombées de ce clip comme un échec, mais je m’attendais à mieux, donc je suis un peu déçu et depuis quelques semaines, je me pose pas mal de questions. Mais en même temps, ça me permet d’avancer et de savoir ce que je veux maintenant, de savoir dans quelle direction je veux aller, je parle de direction artistique. Je me remets en question. En ce moment j’écris, je compose, je demande à d’autres personnes de m’aider. Donc pour répondre à ta question, je ne prépare pas d’album pour le moment, je suis un peu dans une période de flou artistique.

 

Au début de l’interview tu évoquais un projet avec tes amis de La Nouvelle Star. Peux-tu nous en dire un peu plus à ce sujet ?

Ce sera une date de concert où je serai en tête d’affiche, courant novembre sur Paris.

 

Avant ce concert il y a ces premières parties que tu fais depuis le mois de mai. Comment ça se passe ? Quel accueil te réserve le public ?

Ça se passe super bien. Avant, j’étais quelqu’un de très stressé avant de monter sur scène. Et je ne sais pas, peut-être que La Nouvelle Star a eu un effet sur moi, maintenant j’arrive mieux à gérer mon stress. Ça se passe mieux, je prends plus de plaisir, je me lâche plus et les gens le ressentent, je pense.

 

Découvrez le clip de« Tout simplement » sur Youtube. Le titre est disponible en digital sur iTunes. 

JUIN 2015

C’est une petite fierté régionale que de savoir que notre territoire est si riche en jeunes talents ! Celui qu’évoque Culture Mag dans cette édition s’appelle Lucss, de son vrai nom Lucas Villot. Ce jeune Périgourdin de 21 ans, à la fois auteur, compositeur et interprète, nous amène avec sa guitare, dans un univers pop-folk mélancolique mais toujours optimiste à découvrir avec la sortie de son nouveau single « Le But du jeu »…

 

Comment et quand as-tu commencé à jouer de la musique puis à composer ?

J’ai commencé à l’âge de 12 ans, ça fait donc une dizaine d’années. Au début, je faisais ça sans aucune ambition, et puis il y a deux ans, l’un de mes potes s’est lancé sur MyMajorCompagny, il partait de rien, tout comme moi, alors je me suis dit « Pourquoi pas moi ? ». Au niveau de la compo, j’avais commencé un peu avant, mais c’était vraiment pour moi… J’en avais marre de jouer toujours les morceaux des autres, j’ai voulu tester mes propres créations et petit à petit j’y ai pris goût !

 

Quels sont les artistes qui t’ont influencé ?

Celui qui m’a donné envie de faire de la musique, c’est Calogero. C’est vraiment l’artiste au centre de mon univers même s’il y en a beaucoup d’autres que j’apprécie. Je trouve que c’est un super compositeur, un super mélomane, j’adore ses textes. Je l’ai vu en concert et c’est l’un des seuls capables de me mettre le frisson.

 

De quoi t’inspires-tu pour écrire tes textes ?

A priori de ma vie personnelle mais ça peut partir de tout et de rien ! Je peux voir un mot à la télé qui va m’inspirer, je peux aller me coucher le soir et me relever aussitôt parce que j’ai une idée et j’ai peur de perdre l’inspiration du moment. Ça vient naturellement, je ne me mets pas à écrire en me disant qu’il faut je travaille un texte. En général, mes textes parlent de ce que je n’ose pas dire directement, je le dis à travers de mes chansons. J’aborde des thématiques récurrentes, principalement les histoires d’amour et le fait de réaliser ses rêves, d’écrire son histoire.

 

Te considères-tu comme un Peter Pan des temps modernes et pourquoi ?

Oui, à un moment donné je me suis vraiment considéré comme ça car je suis dans une phase où je suis entre l’adolescence et l’âge adulte, je travaille, j’essaie d’assumer mes responsabilités, je grandis ! Mais je suis un peu mélancolique de quitter cette période de ma vie.

 

En 2014, tu sortais ton 1er EP, comment a-t-il émergé ?

Le 1er EP était composé de 3 titres, juste pour me lancer. Mais je n’avais pas l’ambition d’en faire quoi que ce soit. On l’a mis sur des plateformes telles que Itunes ou Deezer car j’avais envie de montrer aux gens ce que je faisais mais je n’attendais rien en retour. C’était le début de l’histoire.

J’ai eu des retours mitigés mais dans l’ensemble, les gens ont aimé. Sachant qu’à l’époque je n’avais jamais pris ni de cours de guitare, ni de chant, je me suis lancé à l’aveuglette. Quant aux retours plus critiques, il a fallu que je me forge une carapace parce que je voulais vraiment avancer dans ce milieu-là et donc que j’accepte les critiques, c’est souvent pas simple et blessant… Mais ça fait partie du jeu !

 

Parle-nous de ta collaboration avec Dominique De Witte… Il y a une telle complicité que pour le single tu as à nouveau fait appel à lui…

C’est lui qui m’a lancé au début, c’est avec lui que j’ai fait l’EP et pour moi il était logique que ce soit lui qui fasse mon 1er single. Je ne connaissais pas non plus grand monde, et avec Dominique on est devenus bons potes, et notre collaboration s’est faite toute seule, simplement et dans la continuité des choses.

 

Comment définirais-tu « Le But du Jeu » ? Quelle orientation as-tu prise ?

Pour moi, c’est de la pop folk.

 

Ce projet a pu avoir lieu grâce à la plateforme de financement participatif Kiss Kiss Bank Bank… Les dons ont explosé le seuil prévu, tu t’y attendais ?

Non pas du tout ! Pour moi il était impossible de récolter 2000€ ! Finalement, ça l’a fait, tant mieux ! C’est pour ça que je me dis qu’il faut que je continue !

 

Ce sont de nombreuses nouvelles expériences. Parmi elles, le tournage de ton 1er clip. Comment ça s’est passé ?

Ça s’est passé sur plusieurs week-ends, je montais sur Bordeaux avec les deux actrices et le photographe pour rejoindre le réalisateur et son équipe. Ça s’est super bien passé mais en effet, c’était une première expérience et je ne suis pas vraiment acteur ! Ce n’était pas simple mais tourner des clips, si je pouvais, je ferais ça tous les jours, c’est énorme ! J’ai retrouvé ce que je trouvais de compliqué à la base, quand je chantais devant les gens… Je suis du genre hyper timide…

 

A la suite de ce single, quels sont tes projets ? Y-aura-t-il un album en vue ?

C’est encore très secret… ! Mais il se prépare un truc énorme, je ne peux pas vous en dire plus ! (rires)

 

Lucss sera en concert le 18 juillet au Salem de Bordeaux à 21h.