Mat Hood

MARS 2017

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« La musique a besoin d’être vraie et je pense que le plus vrai, on le puise au fond de soi. »

 

Garnement derrière son visage d’ange, Mat Hood concocte une folk à la fois délicate et survoltée. Originaire des Landes, Mat est musicien depuis son plus jeune âge. Remarqué par le public comme finaliste de la Nouvelle Star 2015, le jeune homme a depuis fait du chemin, d’abord en signant un contrat avec le label Active Records. Prochaine étape, la sortie de son premier album. Qu’on se le dise, c’est prévu pour le 5 mai 2017.

 

Le public vous a découvert dans un premier temps, sur le petit écran, dans le télé-crochet, « La Nouvelle Star », lors duquel vous avez été finaliste. Que retenez-vous de cette expérience ?

Ce n’était que du bon, il n’y avait que du bon à prendre. Ça m’a beaucoup fait grandir humainement et musicalement. Ça m’a permis de savoir ce que je voulais faire. Est-ce que je voulais vraiment continuer sur la scène ou est-ce que je devais reprendre mes études d’anglais ?

 

A ce moment-là, vous saviez que vous souhaiteriez faire carrière ou ce n’était qu’un coup d’essai, advienne que pourra ?

J’y suis allé en mode tranquille. Je ne regardais pas du tout ce genre d’émissions. Ma sœur aimait beaucoup cette émission, elle m’a inscrite en me disant : « Tu verras bien, tu vas te marrer, rencontrer du monde, des gens qui partagent la même passion que toi ! ». Du coup, j’y suis allé en détente, et c’est allé un peu plus loin que prévu finalement. (Rires)

 

Deux ans après, ainsi, nous vous retrouvons à l’occasion de la sortie de votre premier album. Un album où, on peut lire dans le dossier de presse, vous laissez libre cours à l’expérimentation. Ça veut dire quoi ?

J’aime bien toucher à tout. J’ai grandi en apprenant le violon, en faisant du solfège, en allant à l’Ecole de musique de Tarnos, au Conservatoire de Bayonne. J’ai goûté un peu à tout, que ce soit de la musique classique ou de la funk, du hip hop, du rap, de la soul, de la folk… Tout cela m’a permis de créer des mélanges. J’ai essayé de mixer un peu tous ces genres de musique. Ça reste très pop-folk en réalité dans l’album mais parfois on peut retrouver des touches de solo de trompette par exemple, des choses qui n’ont rien à voir les unes aux autres. J’aime le fait que mon univers soit composé de musiques mélangées.

 

Signez-vous les textes et les compositions ?

Oui, même si j’aime bien les collaborations aussi. C’est-à-dire que je veux toujours mettre ma patte dans les textes et les compositions. J’ai créé la plupart des mélodies mais j’ai collaboré aussi avec Corson sur certains de mes titres. J’ai collaboré aussi avec mon producteur et ami, Théo Maxime. Nous avons pas mal écrit ensemble et composé. Un autre ami, Kanasel m’a vraiment beaucoup aidé sur certains textes.

 

Vous êtes originaire des Landes, et on ressent dans le single « With You » cette inspiration puisée dans les grands espaces, nous trompons-nous ?

(Rires) C’est exactement ça que j’ai essayé de transmettre. Après à chacun son interprétation. Mais quand j’ai écrit cette chanson, c’était parce que j’avais un peu le mal du pays, donc ce texte est censé être rempli de nostalgie. C’est pour cela que je parle des plages, des embruns, du bruit des vagues… Tout ce qui me rappelle ma région. Ce texte parle aussi de cette peur de grandir, cette envie de retrouver un peu l’enfance, et en même temps de cette obligation de devoir assumer ses responsabilités quand on grandit.

 

La Pologne est aussi à l’honneur dans votre album. Ce sont vos racines, c’est une manière de vous dévoiler un peu plus à votre public ?

Pas seulement. Je n’avais pas forcément envie de raconter mon histoire au public. En fait, j’ai surtout fait cet album pour moi, en espérant que par la suite il plaise à mon public. Mais c’était important pour moi de présenter mes racines et de les représenter dans cet album. Toute ma famille est là-bas, seuls mes parents et certains oncles sont installés en France. J’y vais à peu près une fois par an. J’ai fait une chanson en français qui parle de la Pologne et une chanson en polonais que j’ai eu le plaisir d’écrire avec mon père. C’est une chanson qui est dédiée à la quête des rêves. 

 

Pourquoi est-ce si important pour vous de présenter et représenter vos racines ?

Je pense que c’est ce qui crée une certaine proximité avec les gens qui nous écoutent et qui aiment ce qu’on fait. Pour moi, c’était important, parce que ça fait partie de moi. Je pense que la musique a besoin d’être sincère, la musique a besoin d’être vraie et je pense que le plus vrai, on le puise au fond de soi.

 

La sortie de l’album est prévue pour le mois de mai. Comment vous sentez-vous à quelques semaines de la révélation de cet opus à votre public ?

Je suis assez stressé ! Parce que ça fait quand même deux ans que je travaille dessus et ça me tient à cœur que mes chansons puissent plaire à mon public. On a toujours de l’appréhension je pense à la sortie d’un album, on se demande si ça va fonctionner ou pas. Mais j’y crois, j’aime ce que j’ai fait donc je suis assez confiant d’un côté. Mais de l’autre assez stressé quand même parce que j’ai un peu peur de dévoiler tout ce que j’ai fait pendant toutes ces années. Lors de ces deux dernières années, j’ai beaucoup évolué et j’ai toujours un regard critique sur ce que je fais. C’est vrai que parfois quand j’écoute ce que j’ai pu faire, j’ai la critique facile, mais je me dis que ça fais partie de moi, que ça me représente et que c’est ce que j’ai envie de présenter aux gens.

 

Quelle est la prochaine étape pour vous ?

Après la sortie de l’album, il y aura bien sûr des concerts dès cet été. J’annoncerai les dates très prochainement sur les réseaux sociaux. Ce sera une formule acoustique, des show-case dans des Cultura notamment.

 

Mat Hood sortira son premier album éponyme le 5 mai 2017.