Oyann

FEVRIER 2016

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« J’ai voulu raconter les moments importants de ma vie »

 

Après quelques années passées sur scène, Oyann nous présente son album « Mon Empreinte ». Un premier opus dans lequel le chanteur basque se dévoile avec des textes autobiographiques posés sur des compositions musicales aux sonorités pop-variété. Sorti le 26 février, l’album est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légal ainsi que sur la boutique en ligne du label 4US Records.

 

Afin que le public puisse mieux  vous connaître, racontez-nous votre parcours.

Je chante depuis l’âge de 5 ans. Le chant a toujours été une passion. C’est à l’époque du collège, alors que j’étais assez solitaire et renfermé sur moi-même, que j’ai commencé à écrire mes textes et mes compositions. A 18 ans, j’ai fait mes premiers pas sur scène. J’ai très vite enchaîné avec la première partie de Lucie Azard, ex-candidate de la Star Academy 7. Puis en 2010 j’ai participé à une comédie musicale, « Atlantéa 2013 », avec entre autres Olympe de The Voice 2. Bon ça n’a pas duré longtemps ! J’ai sorti un single, « Donnez-moi la forc »e, avec un label indépendant, puis j’ai travaillé avec un autre label, 4US Records, sur un EP, un single et maintenant l’album.

Pour la première partie de Lucie Azard, votre première grande scène, comment la rencontre s’est-elle passée ?

J’étais sur son forum, parce qu’à l’époque c’étaient les forums. Je discutais souvent avec le père de Lucie qui organisait ses concerts. Et un jour, il m’a proposé de faire la première partie de Lucie.

 

Vous êtes originaire de Biarritz, racontez-nous votre Pays basque.

Le Pays basque a beau être situé entre la mer et la montagne, je ne vais ni à la mer, ni à la montagne (Rires). J’ai baigné dans l’esprit basque, les repas de famille, les fêtes de Bayonne, les fêtes de village, la langue basque même si je ne la parle pas, les plats basques…

 

Votre premier album sort le 26 février, dans quel état d’esprit êtes-vous ? 

 

Je suis impatient et excité. C’est mon premier album, ça fait trois ans qu’on travaille dessus. Je suis très heureux, ça n’a pas été simple. Il a fallu trouver les financements d’abord. Et puis ça a pris du temps parce que j’ai voulu travailler avec des artistes que j’aime beaucoup comme la chanteuse Jena Lee, le groupe Eskemo, Kinnie Lane, Elias. François Welgryn qui travaille avec Hélène Ségara, Céline Dion, Kendji Girac ou encore Tal, m’a écrit une chanson sur l’album. Lorsque j’ai pris contact avec eux, tout le monde a répondu présent.

 

Votre album s’intitule « Mon Empreinte ». A quoi faites-vous référence ? A votre empreinte dans ce monde ? Dans la musique française ?

C’est plus dans le sens autobiographique. Pour ce premier album, j’avais envie de parler de moi, de me dévoiler un peu plus. Par exemple, il y a la chanson « Plus haut » qui parle de mon passé un peu compliqué à l’époque du collège et lycée, où j’ai subi pas mal de moqueries. Après il y a aussi des chansons d’amour, d’autres sur les ruptures, ou encore sur l’amitié. En fait j’ai voulu raconter les moments importants de ma vie.

 

« Plus haut » raconte une blessure du passé. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes sont victimes de moqueries, notamment via Facebook. Ça peut aller loin. Qu’aimeriez-vous dire à ces jeunes ?

Il ne faut pas se laisser faire. Il faut se battre, non pas physiquement, mais il ne faut pas déprimer, ni se renfermer sur soi-même comme j’ai pu le faire. C’était une erreur. Personne n’est mieux, ni moins bien que l’autre. Il faut savoir riposter, ne pas accepter les moqueries ou autres violences.

 

Parlez-nous de votre musique.

C’est un mélange de pop et de variété, avec des influences électro. En live on se rapproche plus du pop-rock.

 

Vous chantez exclusivement en français, c’est important pour vous ?

Oui. On peut faire de très beaux textes en français. La langue française a de très jolis mots. C’est sûr, c’est plus compliqué à faire sonner qu’en anglais, mais je trouve que les chansons françaises sont très belles et c’est dommage de ne faire que des albums en anglais. Une chanson oui, tout un album, je ne le ferai pas. 

 

Vous avez lancé votre projet sur MyMajorCompany, la plateforme de financement participatif. Quel sentiment gardez-vous de cette expérience ?

C’était une belle aventure parce qu’on a un contact direct pour connaître l’avis des gens. D’ailleurs aujourd’hui, je suis encore en lien avec eux, je les informe de l’avancée de l’album. C’était intéressant de voir des personnes mettre de l’argent sur un projet qui au départ était inconnu. Et puis, quand on arrive à atteindre l’objectif financier, c’est très émouvant. Je ne m’y attendais pas, j’avais lancé ce projet sans trop savoir ce que ça allait donner.

 

Avez-vous des concerts de prévus ?

Oui, je peux d’ores et déjà  annoncer un concert à Barbotan le 25 mars, à Saint-Martin de Seignanx le 16 avril, un autre le 16 mai pendant les fêtes de Boucau.

 

Découvrez sur Youtube le clip du titre « J’en tremble » tiré de l’album « Mon Empreinte ».