Stephan 7

JUIN 2016

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« Dans nos textes, ce sont souvent les réflexions de l’âme et de la cervelle qui nous intéressent »

 

De la pop-rock à l’état pur. Le groupe 7 qui existe depuis 2003 et devenu au fil du temps, un duo. Un duo père-fils, Stéphane et Tom Berg, qui jongle entre énergie et émotion dans l’esthétique musicale comme dans leurs textes. Ensemble, ils sillonnent les scènes locales et régionales et présentent à qui voudra bien l’écouter, leur troisième album « Psychosongs ».

 

Stéphane Berg, pourquoi avoir nommé votre groupe 7 ?

En fait au départ, c’était Stephan7, mon nom d’artiste. C’est un nom qui date de plus d’une douzaine d’années, à l’époque de mon premier album, où j’étais tout seul. Et puis, des musiciens m’ont rejoint et le groupe s’est formé, on a alors réduit le nom au chiffre 7. Alors le 7, dans un premier temps c’est le jour de ma naissance et c’est devenu un chiffre porte-bonheur qui me suit depuis longtemps dans ma carrière, que ce soit quand j’ai été sportif de haut niveau ou autres. Le 7 a toujours été mon numéro et lorsqu’il a fallu trouver un nom d’artiste, le 7 est venu assez naturellement. Par contre ça n’a rien à voir avec le nombre de musiciens sur scène !

 

Comment a démarré votre histoire avec la musique ?

Ça a démarré alors que j’étais tout petit, vers l’âge de 4-5 ans. J’ai commencé à jouer du piano dans un répertoire classique et puis jazz un peu plus tard. Ensuite à l’adolescence ça a été plutôt l’évasion vers le rock. C’est à ce moment-là que j’ai appris à jouer d’autres instruments comme la guitare, la basse et la batterie. Ce qui m’a permis d’intégrer des groupes de rock dont un bien connu qui se nommait « Les Exemples » à l’époque. Ensuite j’ai continué à composer, et notamment à composer pour moi… Voilà comment a démarré mon histoire avec la musique.

 

« Le Divan », « Hétéroclite », « Psychosongs », quels sons rythment vos trois albums ?

Ce sont des sons plutôt rock, pop. Je suis très influencé par le défunt David Bowie.

 

Vous écrivez vos textes, qu’est-ce qui vous inspire ?

Ça peut être très varié. Les textes sont souvent inspirés par des états d’âme. J’allais utiliser le mot « psychologie », c’est un peu fort parce que je ne suis pas du tout un psychanalyste. Mais c’est vrai que ce sont souvent les réflexions de l’âme et de la cervelle qui nous intéressent. Je ne suis pas dans la catégorie des chanteurs engagés par exemple, je n’aime pas mélanger la politique et l’art. Le premier album s’appelle « Le Divan » donc ça vous donne une piste d’interprétation. Alors que ce soient des idées ou un vécu personnel ou des images complètement imaginées et imaginaires, c’est toujours axé sur la pensée et les états d’âme.

 

Vous parliez du premier album « Le Divan », mais le troisième et dernier « Psychosongs » est dans la même lignée.

Oui, on y est revenu. Autant le deuxième album, « Hétéroclite », était un peu plus léger, on était parti sur des thèmes comme le voyage par exemple. Sur « Psychosongs », lorsqu’on s’est posé la question pour choisir le fil conducteur dans le concept de l’album, on s’est naturellement dirigé vers ce thème pour l’aborder un peu plus profondément. Et puis pour ce troisième album, on a voulu mélanger l’anglais et le français, c’est-à-dire que les refrains sont en anglais et les couplets en français.

 

Alors pourquoi ?

Parce que le français, c’est notre langue natale, je m’exprime plus facilement en français qu’en anglais. Mais on a choisi de faire les refrains en anglais parce que l’anglais a la qualité d’être une langue sonore et musicale qui accompagne très bien la mélodie. Ce qui nous permet de mettre la musique en avant, et c’est très important pour nous. 

 

Votre groupe a une petite particularité, votre fils Tom vous accompagne à la batterie et à la basse.  Comment a-t-il rejoint le groupe ?

A l’origine, effectivement, c’est un batteur, il est en formation au Conservatoire de Bordeaux depuis pas mal d’années maintenant. Tom est multi-instrumentiste aussi, il baigne dans la musique et dans le studio familial depuis tout petit,  il joue de la basse, de la guitare et du piano. Ça fait déjà trois, quatre ans que c’est le batteur officiel du groupe. En fait ça a commencé alors qu’il était adolescent, il faisait des remplacements par-ci, par-là quand un des musiciens n’était pas disponible. Et petit à petit, il s’est imposé comme étant le batteur naturel  du groupe et aujourd’hui, il est plus que ça puisqu’il participe aux compositions des morceaux, nous avons cosigné trois titres sur le dernier album. Notre nouveau projet c’est de nous produire sur scène que tous les deux, puisque notre troisième musicien est de moins en moins présent. Du coup on a décidé de ne pas recruter d’autres musiciens et de se lancer en duo, un duo familial qui fonctionne bien, et qui nous procure beaucoup de plaisir. Et on peut rajouter que notre « Sound designer », c’est mon autre fils, Grégory.

 

Sur votre site on peut lire : « avec son troisième album 7 confirme son style et affirme son indépendance ». Qu’est-ce que cela veut dire ?

Ça veut dire que nous avons notre propre entreprise de production, Nombril Prod. Donc c’est Nombril Prod qui produit nos albums, qui nous produit sur scène. Sur le deuxième album nous avons signé avec une maison de disques, mais là, on a préféré faire le troisième en auto-production parce qu’on préfère avoir une autonomie dans notre travail. Du coup on crie haut et fort qu’on fait partie du rock indé’.

 

Où peut-on vous voir ?

En ce moment, on continue ce que nous avions commencé l’année dernière c’est-à-dire la tournée des Cultura et des Leclerc aussi, sur le département et la région.

 

Qu’est-ce que ça donne 7 en concert ?

 C’est superbe (Rires). En fait, ça dépend. On a tellement de styles différents qu’on est obligé de s’adapter à chaque fois. Par exemple la semaine prochaine (samedi 21 mai, Ndlr) on doit faire un concert à l’occasion de la Médocaine VTT. C’est un événement festif donc là nous ne ferons que des titres rock, entraînants. Et puis lorsqu’on fait des concerts privés, ça peut-être plus intimiste, moins énergique. On va toujours piquer dans notre répertoire, on ne fait pas de reprise ou très peu. Après si on nous laisse carte blanche, on aime bien varier les plaisirs, notre répertoire nous le permet.

 

Retrouvez toutes les dates de concerts du groupe 7 sur www.stephan7.com.