Véronic Dicaire

JANVIER 2016

© Culture Mag Atlantique 

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« Chaque voix à sa particularité qui me trouble »

 

Dans une mise en scène tour à tour rock’n roll ou intimiste, elle incarne corps et âme les plus grandes voix du paysage musical français et international. D’un battement de cils ou d’un déhanché sexy, elle reproduit leur gestuelle et leurs mimiques avec une précision déconcertante. Elle est tellement inimitable, qu’elle vous laissera sans voix…

 

À quel moment avez-vous découvert que vous possédiez cette faculté de pouvoir moduler votre voix comme bon vous semble ?

Ce n’est seulement qu’en 2007 quand je me préparais pour la première partie de Céline Dion que j’ai réalisé effectivement que j’avais une capacité à moduler et à changer ma voix. C’est à ce moment-là que je me suis découverte un talent d’imitatrice.

 

L’imitation plus que la chanson demande beaucoup de travail, observation, entrainement, technique. Comment cela se passe-t-il ?

C’est beaucoup dans l’écoute que je fais mon travail de départ. J’écoute, j’écoute, j’écoute, et quand je pense que j’ai la voix je vais voir mon professeur de chant et avec elle on peaufine et on travaille la voix. Ça me permet de bien placer la voix et ne pas me faire mal. Ensuite je vais sur internet pour visionner des images, des vidéos pour appuyer mes imitations.

 

Quelle est la principale difficulté quand on imite une personnalité ?

C’est de penser que c’est facile et de se rendre compte que c’est bien plus difficile. Quand j’ai commencé à travailler sur la voix de Pink, je disais bah oui, la voix, elle est populaire, et au final, bah non. C’est toujours de belles surprises, on ne sait jamais ce qui nous attend avec une voix. Ce qui est charmant ce sont les chemins par lesquels on passe pour trouver une voix, c’est ça qui est intéressant aussi.

 

Y’a-t’il une voix en particulier qui vous a demandé plus d’effort et de travail ?

Au début quand j’ai commencé à travailler sur Tina Turner, j’avoue que j’ai eu beaucoup de difficulté. Barbara Streisand aussi, j’ai trouvé ça difficile car c’est une voix puissante, je ne voulais pas trop la caricaturé, je ne voulais pas qu’on se moque. En France, Lara Fabian aussi où je pensais que ça allait être facile et où j’ai travaillé très fort pour la tenir.

 

Parmi toutes ces voix, quelle est celle qui a votre préférence ?

Oh my god ! C’est comme demander à une maman quel est son enfant préféré ! Il y en a pleins que j’aime. Elle me demande toutes quelque chose de différent dans mon cœur, dans mes émotions. Adèle j’aime beaucoup ce que ça évoque chez les gens, c’est une voix et une chanson populaire, ça touche les gens. Edith Piaf aussi parce qu’elle touche toutes les générations. Des voix comme Zia qui sont très exigeantes mais que je suis fière de faire et de réaliser en spectacle. Chaque voix à sa particularité qui me trouble. C’est difficile de choisir.

 

Quels sont les nouvelles voix justement que l’on va pouvoir découvrir ?

Louane, Marina Kaye, Christine and the Queen et adèle avec « hello ».

 

Il y a aussi une dimension humoristique, c’était important d’intégrer l’humour dans votre show ?

Oui bien sûr, car je suis une personne qui aime rire et faire rire les gens. C’était important pour moi cet aspect-là d’humour sans nécessairement rentrer dans la caricature ou la parodie.

 

Vous nous avez émus dans « danse avec les stars » que vous a apportée cette expérience ?

Cette expérience m’a apportée beaucoup, d’abord humainement car je me suis fait des amis incroyables avec cette aventure-là. J’ai réalisé un rêve car j’ai toujours admiré la danse de salon. En dansant avec Christophe ça m’a donné confiance en mes moyens et en ce que j’étais capable de faire. J’étais soutenu par lui et pour moi c’était une super belle expérience que je vais garder dans mon cœur pour tout le restant de ma vie.

 

L’inimitable Véronic Dicaire sera le 07 février 2016 à la patinoire Mériadeck pour un show exceptionnel.